Les Nanoparticules Magnétiques

       Les nanoparticules magnétiques sont des nanoparticules composées d'un cœur en fer, et enrobées de molécules (d’acide folique = vitamine B9) dont raffolent les cellules cancéreuses, ainsi que de substances qui seront détectées comme « étrangères » a l’organisme. Ces nanoparticules sont donc, créées pour se fixer sélectivement sur une tumeur. Cette technique peut être utilisée pour le traitement du cancer, appelée « Hyperthermie magnétique » (cette utilisation des nanoparticules fait partie de nos recherches concernant les thérapies utilisées contre le cancer). Mais ci-dessous, il sera question de l’utilisation des nanoparticules magnétiques pour le diagnostic du cancer. On peut donc parler d'une double action dans leur utilisation.

 

          L’ IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) utilise comme agent de contraste, du gadolinium. Mais cette substance est très chimique lorsqu’elle est isolée, même si elle est rejetée par les voies naturelles du corps humain elle n’en est pas moins néfaste.

L’utilisation des nanoparticules magnétiques au service du diagnostic du cancer paraît donc être, une alternative très efficace. En effet, leurs propriétés magnétiques permettent d'être en totale adéquation avec certaines techniques de scannage. Pour l'imagerie du cancer, leur accumulation dans la tumeur (du fait de la vitamine B9) permet une meilleure visualisation de celle-ci par une IRM, rendant ainsi le traitement plus précis (l’activité du champ magnétique développée par l’IRM permettra d’agiter les nanoparticules d’oxyde de fer et donc de les rendre visibles). Leur rôle dans ce cas-là est donc de servir "d'amplificateur" d'une l'image, afin que sa netteté permette un diagnostic ou une détection de cellules spécifiques beaucoup plus efficaces et donc fiables. De plus, les nanoparticules magnétiques évitent l’utilisation du gadolinium.

 

          Les nanoparticules magnétiques parviennent à la tumeur en se faisant transporter par des agents de l’organisme ; car les nanoparticules d’oxyde de fer sont, comme dit précédemment, enrobées d’une substance reconnue comme étrangère à l’organisme. En effet des nanoparticules d'oxyde de fer peuvent être associées à des agents spécifiquement dirigés contre les cellules cancéreuses, comme les anticorps, qui peuvent les conduisent directement vers les cellules tumorales. Les agents biologiques (ici les anticorps) serviront en quelque sorte de taxi aux nanoparticules magnétiques, qui pourront donc rejoindre les cellules cancéreuses.

Même si les nanoparticules magnétiques ne sont pas correctement acheminées jusqu'à la tumeur, par le biais des anticorps, le fait est, qu'elle possède également une couche d’acide folique (les cellules cancéreuses ont la particularité d‘avoir en nombre important des récepteurs à acide folique) donc elles arriveront de toute façon à leur destination!

 

          De ce fait, les nanoparticules magnétiques seraient donc une très bonne alternative pour cibler et situer les tumeurs, tout en améliorant la qualité des IRM.

Date de dernière mise à jour : 27/01/2013

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